Un grand merci donc à Embo, P@t, Briac, Quentin, Odile, Loline, Erik, Mathias, Elena, Aliceu (et ses 13 dessins), Marcel, Lacan, Stéphanie, Ysope, Olivier, Christian, Alain, Kacème, Thierry, Faustine, Cassi, Belom, Damien, CAZA, Gégé, David Ratte, Laurent Richard, A. Dan et Michel Kichka qui nous ont envoyés ces dessins !

1 million d'européens contre les OGM ?

Une pétition européenne à été lancée : Rassemblons un million de voix pour obtenir une interdiction des cultures OGM tant que la recherche n'a pas abouti.

L'appel continue, n'hésitez pas à proposer vos dessins et idées sur le sujet ! Parlez-en autour de vous, faite passer le message dans vos réseaux, bref faites du bruit autour de cette satané Amflora !

Il vous est aussi possible de vous exprimer sur le sujet par le biais des commentaires, à la fin de ce billet ... Cet espace d'expression est modéré (votre message sera validé par le webmaster) mais nous mettons en ligne toutes les contributions !

Greenpeace vient de nous contacter et va voir ce qu'ils feront de notre proposition. De même les Cyberacteurs ont repris l'un de nos dessins, enfin la revue S!lence envisage une 4e de couverture avec nos dessins ! 

Quelques infos sur cette patate OGM

L'Amflora (ou EH92-527-1) a été génétiquement modifiée pour produire plus d'amidon. Ce qui intéresse l'industrie textile ou les frabricants de papier, de carton ou d'adhésifs. Ce qui inquiète, c'est qu'elle contient un gène de résistance à certains antibiotiques. La pomme de terre Amflora contient en effet un gène de résistance aux antibiotiques kanamycine et neomycine. Or, la directive européenne sur les OGM 2001-18 prévoyait (son article4-2) "l'élimination" de tels marqueurs, pour éviter l'éventuelle émergence de bactéries résistantes.

"C'est un marqueur, qui a permis de vérifier lors de la phase de mise au point de l'Amflora que le gène permettant la surproduction d'amidon est efficace", explique Arnaud Apothecker, spécialiste des OGM chez Greenpeace.

Y'en a qui sont content !

La firme allemande BASF, qui a mis au point cette variété, s'est réjouie de la décision, tandis que l'organisation des industriels des biotechnologies agricoles, Europabio, s'est déclarée "encouragée par cette approche fondée sur la réglementation". Europabio souligne que dix-sept OGM (organismes génétiquement modifiés) sont actuellement en cours de procédure d'autorisation.

Le gouvernement français, qui a, comme six autres pays européens, suspendu sine die la culture du maïs Mon 810 (autorisé par l'Europe en 1998), a indiqué par un communiqué du ministère de l'Ecologie qu'il "allait saisir le Haut conseil des biotechnologies (HCB), notamment sur la présence dans cette pomme de terre d'un gène de résistance à un antibiotique." Le 1er mars, le Fonds stratégique d'investissement français a annoncé l'injection de 150 millions d'euros dans la coopérative Limagrain, qui développe des OGM.

Et d'autres qui font la gueule !

Les organisations écologistes (Greenpeace, les Amis de la Terre, France Nature Environnement) ont de leur côté vivement critiqué la décision de Bruxelles. Quant aux députés Verts européens, ils stigmatisent "l'incapacité des commissaires à prendre en compte les points de vue clairement exprimés par un nombre important des Etats membres ainsi que par une large majorité des citoyens européens".

Qui manipule qui ?

L'Agence européenne de sécurité des aliments (AESA), sur les avis de laquelle la Commission se repose, a cependant jugé que ce marqueur ne posait pas de problème. Pourtant, deux avis de l'Organisation mondiale de la santé, en février 2005, et de l'Agence européenne des médicaments (EMEA), en février 2007, ont estimé que les antibiotiques concernés avaient un caractère thérapeutique notable. La position de l'AESA n'apparaît donc pas totalement convaincante.

L'indépendance de l'AESA est, d'autre part, sujet à controverse depuis que l'Observatoire européen des multinationales (CEO) a révélé en janvier que la coordinatrice scientifique du groupe d'experts sur les OGM de l'AESA, Suzy Renckens, avait été embauchée en 2008 par le groupe Syngenta, qui produit des OGM : la société espère notamment que son maïs Bt 11 sera prochainement autorisé.

Et dans nos campagnes ?

Un agriculteur d’Avignon hausse les épaules ... Les OGM ? Il faudra bien y venir, souligne-t-il. Pour mettre au point des cultures plus résistantes et espérer nourrir une terre bientôt vouée à abriter 9 milliards d’individus. Pour soutenir la concurrence des autres pays aussi, avance Claude Masclez affairé derrière le stand de Germicopa, un créateur privé de variétés nouvelles de pommes de terre. 

Une cyber action / pétition contre les patates OGM !

Allez donc voir par ici !