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Actualités

Carnet de BorD n°2

15 juin .16

Vous avez été nombreux à nous avoir donné des retours enthousiastes concernant notre premier CARNET DE BorD en mars dernier et cela nous encourage à poursuivre ce lien avec vous.

Nous vous avions promis un envoi tous les deux mois et là, ça va faire deux mois et demi que nous ne vous avions pas donné de nouvelles. Rhaaa, les délais, les délais !

Nous tâcherons donc de mieux tenir nos échéances afin d’alimenter ce précieux rendez-vous ensemble tous les deux mois et demi, ce qui fera le troisième CARNET DE BorD pour la rentrée de septembre.  

Mais d’ici là nous avons un problème à régler avec vous : qu’est-ce que nous devons vous montrer ou pas? Il va y avoir encore un long temps à attendre d’ici la parution du livre et votre intérêt vis-à-vis de notre travail ira sans doute croissant. Cela est bien normal mais pour autant… devons nous vous révéler à l’avance toutes nos réflexions sur la non-violence, tous les développements du scénario et toutes les surprises des dessins que seule la lecture d’AHIMS–le livre à sa sortie devrait vous faire découvrir ?

Devons-nous prendre le risque de dévoiler « à l’avance » nos intentions narratives, nos rebondissements ou nos inventions graphiques émaillant la mise en scène ? Rien ? Tout ou une partie seulement ?

Devons-nous peu ou prou vous décrire et détailler nos personnages au risque qu’ils ne vous surprennent plus à la lecture du roman graphique ?

Quels passages choisir : des séquences entières ? Quelques pages de-ci de-là ? Choisir de partager avec vous uniquement quelques détails qui ne dévoilent pas trop « notre cuisine », qui ne lève pas trop le voile sur ce qui vous attend ? …tout en attisant votre légitime curiosité !

Ceci encore : vos imaginations galopantes faisant bon train, n’allez-vous pas imaginer vos propres visions AHIMSÂ au risque qu’elles soient différentes de la notre et qu’il y ait des déceptions ?

Allez, pour cette fois, nous vous montrons ci-après quelques petits passages extraits du story-board et nous verrons bien d’ici la prochaine lettre ! Vous ne manquerez pas de nous le dire.

Bonne lecture et à bientôt !

Story-board

Comme nous vous l’expliquions dans la précédente lettre, le story-board n’est qu’une étape avant le passage au dessin définitif. Il est généralement sommaire et dessiné rapidement, les couleurs ne sont que des repaires indicatifs, les visages sont encore approximatifs, l’important à ce stade étant de caller tout ce qui concerne la pagination, le nombre de cases par page, les angles de vues ou les dialogues.

L’aspect graphique sera travaillé et fouillé plus tard. Pour le moment, on étalonne, on multiplie les possibilités de mise en scène, on voit ce qui fonctionne ou pas, on retranche, on découpe, on suit de nouvelles pistes, on explore les meilleures options visuelles… Au total, la lecture doit être claire, fluide et prenante avant de passer à la planche à dessin.

Ce travail avance bien et est d’autant plus important que notre sujet traite de toute la richesse et de toute la complexité de notre monde (les violences et la non-violence n’étant le plus souvent que les parties visibles de cette richesse et de cette complexité) et qu’à son image notre récit se doit de les traduire et de les rendre de manières les plus accessibles possibles au travers de personnages et de situations multiples et plurielles : pour dire simplement les choses, le fond est compliqué mais la forme doit être évidente à la lecture.

C’est sans doute pour cela que le story-board est souvent la part la plus stimulante et la plus dynamique de la création d’une BD et que nous prenons un réel plaisir à voir se déployer notre histoire : on y voit peu à peu vivre et parler les personnages, ILS EXISTENT ENFIN ET ON SE MET A LES AIMER !

Voici, partiellement, quelques uns de nos nombreux personnages, en espérant que vous les aimerez vous aussi :

Marie est une petite femme discrète qui approche la soixantaine. Elle est secrétaire de direction dans une petite entreprise locale, conseillère municipale et investie dans toutes les associations de sa ville. Elle vit seule et son problème est d’être transparente aux yeux de tous : on se sert de sa bonne volonté mais on n’écoute jamais vraiment ce qu’elle a à dire.

Cette séquence, qui la montre victime d’une méprise, est un bon exemple de l’utilité d’un story-board avant de passer à la réalisation finale et définitive des pages : notre intention est de montrer qu’elle se voit redevenir la petite fille (qu’elle est restée ?) chaque fois qu’elle se retrouve dans une situation où le ton monte et qu’elle est en prise avec de la violence verbale. Instantanément, ça la tétanise et elle ne peut plus ouvrir la bouche. Nous aurons donc plusieurs séquences où elle apparaît « gamine » dans une situation « d’aujourd’hui » afin de bien faire comprendre ce retour en enfance dont certains souvenirs la traumatisent toujours cinquante ans plus tard.

Peut-être ici, au stade de brouillon, est-ce représenté trop rapidement et manque-il quelques cases intermédiaires (notamment entre les cases 1 et 2 de la deuxième page) afin qu’on comprenne bien ce que ressent Marie ?????

Il y a aussi que Mr Berger semble un peu trop caricatural alors qu’il est plutôt sympa et apprécié dans son quartier : il est juste en colère le temps de cette séquence, comme ça peut arriver à tout le monde. Dans les pages au propre, le style graphique sera moins exagéré et la nature avenante du boucher devra être évidente dans ce passage comme dans les autres où nous le suivrons.

… C’était la séquence « Les milles questions que doivent se poser les scénaristes » à chaque case, à chaque bulle, à chaque découpage : comment exprimer le plus clairement et le plus lisiblement possible les intentions que l’on veut rendre. Habituellement, le lecteur n’a pas connaissance de ces coulisses, mais il ressent si une histoire fonctionne ou pas et donc s’il est « dans » l’histoire ou s’il passe à côté.

 

Les arbres sont l’un des liens qui rassembleront tous les personnages du livre au fur et à mesure du récit. Côme, comme tous les autres, est associé à un arbre en particulier : ici, il s’agit de l’instant où il découvre le sien, un Hêtre. 

Chemin de vie. Eloïne fait la route depuis deux ans. Elle va de festival en festival, de ZAD en ZAD, au fil des jours, partout où elle peut éprouver ses extrêmes, parfois avec violence.

Pour autant elle n’est pas tout à fait une « punkette à chien » ou une « zadiste » : les tags qu’elle laisse sur les bords des routes de France dessineront la carte de son l’itinéraire et traceront le parcours de sa quête, une errance qui l’amènera à se découvrir elle-même au travers des autres. Les lecteurs d’AHIMSÂ apprendront peut-être à ne pas (trop) la juger puis à l’aimer au-delà de ses apparences…

Marc est un invétéré amateur de jeux de mots et son entourage ne manque pas de lui faire remarquer qu’ils ne sont pas toujours de bon goût, parfois gratuits et souvent au ras des pâquerettes (niveau qu’il aime bien par ailleurs, étant militant écologiste). Mais c’est plus fort que lui et, même si son plaisir n’est pas toujours partagé, il n’en loupe jamais un.

Vous n’y échapperez pas dans AHIMSÂ,… jusqu’à son dernier calembour, qui sera peut-être l’un de ses meilleurs ?!

 

Notre financement participatif se poursuit…

Grâce à vous nous pouvons sereinement travailler depuis un peu plus d’un an et nous vous en sommes infiniment reconnaissants. Le succès du financement participatif ULULE nous permet d’être autonome et indépendant le temps de la création de l’histoire et c’est un confort précieux que nous vous devons.

Pour autant la somme que nous avons atteint ne pourra pas couvrir à elle seule la totalité des moyens qui nous seront nécessaires afin de jouir de cette liberté singulière et originale jusqu’au moment attendu de l’édition.

C’est pourquoi nous poursuivons nos offres de souscriptions sur le site de l’association LES DESSIN’ACTEURS : n’hésitez pas à en parler autour de vous car nous avions édité le livret et les cartes postales en quantités suffisantes et il en reste encore quelques centaines d’exemplaires à faire découvrir.

Il s’agit d’argent, bien sûr, mais aussi et surtout de partager notre aventure éditoriale avec le plus grand nombre de personnes tout comme, avec vous, de préparer le plus largement possible l’accueil public qui pourra être fait au livre lorsque celui-ci paraîtra… Et tout cela sans l’aide d’aucun sponsor ni d’aucune multinationale, vous vous en doutez bien !

Pages originales

Afin de poursuivre notre financement autonome de la création d’AHIMSÂ, nous proposons toujours aux amateurs et collectionneurs de BD d’acheter à l’avance l’une des pages originales de notre roman graphique. Lorsque le livre sera terminé, les souscripteurs pourront choisir la page de leur choix.

Cette acquisition pourra sembler onéreuse mais, par rapport aux prix pratiqués dans les ventes en galerie ou aux enchères, reste très abordable d’autant qu’avec la planche originale signée nous donneront également la page de story-board correspondante ainsi que sa version couleur, soit trois versions d’une même page qui offriront le plaisir d’accrocher à son mur les trois étapes de sa réalisation.

Rappel pour tous ceux qui ont déjà choisi (ou qui choisiront encore) l’option où ils apparaîtront eux-mêmes dessinés en tant que personnage secondaire dans l’histoire, nous rappelons qu’il sera bientôt nécessaire de nos envoyer des photos de vous afin que nous puissions vous trouver une bonne place dans le récit. Une dizaine de cliché devrait suffire : vous de plein pied sous différents angles mais aussi, important, quelques gros plans de votre visage avec, si possible, des expressions diverses et variées (sérieux, souriant, en train de parler, etc).

A envoyer à l’adresse postale des DESSIN’ACTEURS, « projet AHIMS », Kergadoret 22160 CALANHEL. Nous avons déjà reçu les photos d’Hervé et celles de Thomas.

Merci par avance aux autres d’inscrire dès cet été à leur agenda de ne pas oublier de faire cette petite séance « d’autoportraits » (encore que l’un des acquéreurs, dont nous tairons le nom, a choisi de nous envoyer des photos de son fils afin de lui faire une surprise à la sortie du livre) et nous les faire parvenir !

Les Bordées des DESSIN’ACTEURS

L’association était présente à la manifestation contre la centrale nucléaire de Brennilis à l’occasion des trente ans de l’explosion de celle de Tchernobyl ainsi qu’à Paris le 14 mai pour la journée de débats, rencontres et concerts du NVday organisé par NON VOILENCE XXI.

Le stand des Dessin’Acteurs et surtout les panneaux d’exposition d’Ahimsâ et des dessins du livre « Tout va de traviole ! » de Dom attirent beaucoup de monde et remportent un beau succès : ils sont autant d’occasions pour échanger sur notre album à venir ainsi que pour rencontrer les nouveaux contributeurs (plus de 800 à ce jour) qui nous rejoignent et décident de soutenir la poursuite notre campagne de financement participatif grâce aux flyers que nous avons édités.

Ces deux dates furent également l’occasion d’évoquer la mise en place de l’organisation du jeûne international qui aura lieu du 6 au 9 août prochain pour l’anniversaire des soixante ans d’Hiroshima et Nagasaki.

Dom, sauf empêchement de dernière minute, devrait rejoindre le groupe de l’Ile Longue, face à la base de sous-marins français de la Presqu’île de Crozon, et faire le jeûne de quatre jours : l’un des personnages d’AHIMSÂ faisant dans l’album un jeûne contre le nucléaire, il sera bien placé pour retranscrire ensuite dans l’histoire ce qu’est un jeûne non-violent « in situ » et en « live ».

Date également à retenir si vous désirez nous rencontrer : L’ALTERTOUR 2016 (Tour de France en vélo des alternatives) fera le dimanche 24 juillet une étape à l’ECOCENTRE de PLEUMEUR-BODOU.

L’association y sera présente avec stand et expositions, et bien sûr avec tout l’accueil et toute la disponibilité qui se prête à ce genre de moments partagés !

Sur le chemin …

Un contributeur d’AHIMSÂ, Philippe, nous a envoyé le petit mot suivant pour accompagner une photo qu’il a prise en novembre dernier aux étangs de Bassies :

« Lors d’une randonnée dans les Pyrénées, sur le chemin du retour, nous décidons de photographier le reflet d’un sommet sur le lac… quand notre attention est captée par celui des herbes à la surface de l’eau : les lettres « BD » apparaissent distinctement dans une bulle. J’ai aussitôt pensé à vous, peut-être à cause des cartes postales sur mon bureau ou simplement pour la beauté de l’instant ? Ce message devait vous parvenir ». Réalisé sans trucages, bien sûr …

Un film « non-violent »

… ou comment la non-violence est inventée par une petite fille de douze ans !

« LE SECRET DE TERABITHIA » est une création plutôt rare dans le flot des productions pour enfants et adolescents. Drame fantastique, adapté du roman « Le pont de Térabithia » de Katherine Paterson et adapté en film par Gabor CSUPO en 2007, l’histoire aborde avec finesse des sujets rarement évoqués dans les grosses machines holywoodiennes destinées à un large public.

Le vrai « secret » de Térabithia est de donner à faire l’apprentissage de l’irréversabilité de la vie, du deuil ou du pouvoir de l’imagination. Une fraîche poésie et des effets spéciaux discrets (qui suggèrent plutôt qu’ils ne montrent) emportent enfants comme adultes sur les frontières (en l’occurrence les ponts) qui vont des dures réalités de la vie quotidienne jusqu’aux rives du merveilleux.

L’histoire : deux jeunes adolescents, chacun rejeté par les autres pour des raisons différentes, se rencontrent et inventent ensemble un monde imaginaire, TERABITHIA, au sein duquel ils peuvent se protéger mutuellement tout en ouvrant leurs regards et leurs émotions sur le monde,… même si celui-ci peut parfois être terrible !

A voir ou revoir car, si beaucoup de films savent nous époustoufler avec des tonnes de surenchères visuelles et des torrents de sensations préfabriquées, rarement ceux-ci savent inventer et nous surprendre avec une histoire qui a de l’esprit et du cœur comme celui-ci !

Une image

Et en attendant le prochain CARNET DE BorD, nous terminons celui-ci par une photo toute simple qui plairait sans doute à Marc (voir plus haut) : un jeu de mots et de calligraphie anonyme, fait pour les murs et pour donner le plaisir à chacun d’imaginer et de rêver le sens qu’il veut lui donner.

Archives


Retrouvez le carnet de BorD n°1 par ici, en cliquant sur l'image ... ou alors ...


Vous pouvez retrouver toutes les archives des news du projet Ahimsa sur la page du site Ulule (où nous avions lancé la souscription du projet) !

  • Le financement du projet se poursuit !


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